pipeline

Like a bomb

Sur ma foryou page, une bombe israélienne raye un immeuble de la carte. Je like, je scroll, puis je cherche la bonne molécule, celle qui me ferait sortir de ma torpeur. Peut-être la Ritaline, un café de plus, si je parviens à me lever pour faire tourner la Senseo.

[lecture automatique > Pacôme Thiellement sur YouTube]

Avant Facebook, Zuckerberg offrait son "Hot or Not" à ses potes geeks, concours de beauté involontaire entre les étudiantes de Harvard : "Est-ce qu’on a été admis pour notre apparence ? Non. Est-ce qu’on sera jugés là-dessus ? Oui." Social Network voulait me dégoûter de ça. Je like la bande-annonce en sortant de la séance, puis un chaton trop meugnon et un Pakistanais qui fait cuire des naan dans une huile périmée.

[Le café suffira]

Compétition générale insoutenable, je finis par y mettre la distance qui convient, pour tenir le coup — bombardement de CGI, bombardement sur Gaza, Blitzkrieg Bop des Ramones. Je like mon dernier reel, je m'aime, je prends de la distance avec mon propre profil. Spectre !